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July 30 voyagesJe l'admets... ces derniers mois furent davantage occupés à saisir et ressentir le monde qu'à tenter de le retranscrire sur ce blog.
Mais c'est promis, d'ici quelques semaines, vous retrouverez ici quelques uns des voyages qui furent les miens ces derniers temps.
Bonne vacances, ou bon courage à vous.
February 04 époustoufffffflante !Mesdames,
Vous connaissez sans doute la chanson de Lynda Lemay... et vous avez sans doute mille fois éprouvé le sentiment qui est le mien depuis.... que je suis rentrée de chez le coiffeur...
Ca commence par vos copines de voisines qui vous disent "Va à L'Atelier, tu verras, tu demandes Sophie, c'est hyper sympa, et elle est vraiment pas conne"
Me voilà donc partie pour L'Atelier, salon de coiffure bobo d'un quartier parisien en cours de boboïsation... Poussée la porte, ambiance sympa... vieille boutique repeinte à la chaux et aux pigments, sièges de coiffeur des années 50... on me propose de ranger moi-même mon manteau dans l'armoire... comme à la maison ...on se tutoie, on m'offre un café... et en attendant, je choppe sur un étagère "Le courrier international" (j'y crois pas !) Bref, je suis plutôt bien moi, installée là à écouter un cd de Patricia Barber (j'y crois pas non plus !!!)...
C'est à l'arrivée de Sophie que tout a commencé - Qu'est ce que je te fais ? - (...) Euh, un truc dynamique, léger, et pas difficile à coiffer - Ok, je vois, un truc style glamour, ça t'irait bien... - GLAMOUR ? m'écriai-je déjà à moitié debout... prête à partir en courant (petite pression ferme de Sophie sur mes épaules) - oui, on garde de la longueur, on désaipaissit et effile au maximum, et on donne un côté un peu en bataille par un balayage - ah oui bien sûr... ok ça roule, dis-je rassurée à l'idée que cette description ressemble fort à ma coupe de cheveux habituelle, un peu intello de gauche à la Rimbaud (bobo moi ???)
Et nous voilà parties... Les 5 premières minutes, j'ai eu l'impression de ressembler à Mireille Matthieu (ummh glamour !)... les cinq suivantes à Serge Lama (tu parles d'un rafraichissement toi !!!)... juste après le séchage, à un loubavitch... couplée d'une nana qui se serait coupée les cheveux toute seule avec des ciseaux crantés... (genre palmier, sapin, ou pagode)... et après la wax (faut absolument que t'en achètes, c indispensable pour ta coupe...) et la cb (69 euros)... là devant ma glace... au chanteur d'I Muvrini... ou à Christian Clavier dans Napoléon....
J'adore la Corse... mais y a des limites...
January 10 la valeur de l'usage"La seule chose qui puisse empêcher un rêve de se réaliser, c'est la peur d'échouer"
Paulo Coehlo January 06 Casuistique amoureuse
"Ce qui fait le désespoir de tant de couples, c'est un irrespect de la solitude native de l'autre" Christian BOBIN - L'épuisement
N.B.: Amateurs d'utopie, d'architecture, et de dessin érudit, je vous invite à découvrir Urbicande, le site du dessinateur François Schuiten. December 26 BLOG "AILLEURS"Blog ailleurs... une semaine durant...
Pour le voyage, quelques mots:
amis
aujourd'hui
cheminée
dédain
enfin !
et demain ?
indécence d'être honnête ?
langueurs océanes
maison
méprise
pour les siècles des siècles
quintessence
sentiment d'être soi
tristesse
veule
Faites-en ce que vous voulez... et pourquoi pas un texte !
(Charles Aznavour-Lisboa)
Aujourd'hui le veule qui méprise avec dédain celui qui a l'indécence d'être honnête attise ma tristesse, et demain enfin dans la maison des amis, au rythme des langueurs océanes devant la cheminée,avec quintessence, retrouver le sentiment d'être soi pour les siècles des siècles!
CARL December 24 Noël à la Perec...Je me souviens des rituels d'avent... le sapin, la neige en bombe, qui colle aux carreaux (c'est une horreur !), quelques légos et playmobils, dans les branches, et au pied du sapin, terrain de jeu...
Je me souviens du soin tout particulier pris ce soir là à dresser la table, dans le salon, pour l'occasion...
Je me souviens de la lumière, chaude et de bougies sur la table...
Je me souviens des profiteyroles au chocolat... immuable dessert de noël... et c'est tant mieux !
Je me souviens que j'espèrais toujours qu'il neige ce jour là...
Je me souviens du sens du mot "veiller"
Je me souviens que Noël était alors un jeu d'enfant...
EOSSIENNE
Je me souviens lorsque mon frère venait me réveiller à 4h du mat' pour voir si le père noël était passé,
Je me souviens de la tête de mes parents quand on allait les réveiller à 4h30 en leur criant "le père noêl est passé" Je me souviens de ces grands diners en famille, les enfants, tous au bout de la table Je me souviens que ces enfants ont grandi et qu'ils sont tous les ans au bout de la table Je ne me souviens de plus grand chose... Je me souviens des étoiles dans le regard de mon neveu l'an passé Je me souviens que Noël, c'est magique dans les yeux d'un gosse
Si l'envie vous prend de partager à votre tour vos "Je me souviens", n'hésitez pas, le texte s'étayera... November 26 PREMICES DE PROMESSES JOUISSEUSESIl est des plaisirs... d'enfance... de ces attentes...prémices de promesses jouisseuses...
Je me souviens, adolescente, du plaisir ajourné en découvrant dans le métro me ramenant chez moi le livret des album tout juste dans les bacs de Goldman, Cabrel, Renaud ou Sanson... et puis plus tard, de Zebda, Pestel, Anne Sylvestre, Bénabar; Delerm, Manu Chao, et d'inédits de Brel...
Je me souviens aussi de l'attente fébrile dans la queue d'un cinéma à la sortie d'un nouveau James Bond, Star wars... d'un Al Artley, d'un Chéreau, ou de "La répétition", film de Catherine Corsini, avec Pascale Bussières... de ces attentes privilège
Je me souviens encore, de ces attentes adoubées, posant la main sur un roman, à peine édité: un Bobin, un Benaquista, ou un J.K Rowling (!!!)... ou d'une bd...un XIII ou un Aldebaran...
Je me souviens de quelques heures parenthèses passées à effeuiller ces trésors intimes, de page en note, de voix en plume...
Ce soir... il s'agira du Cahier n°2 ... Le Forestier chantant Brassens... 5 cd à savourer...
... et une "tendresse" particulière pour un myosotis... frésia et anémone...
November 11 PARCOURS CROISE IIDeuxième parcours croisé: certains album ou billets ont pour titre des extraits, ou titres de chansons... saurez-vous en reconnaître l'interprète ?
(nb: pour consulter les participations jusqu'à l'album Ménilmontant, cliquez ici)
October 28 BLOG A LA MERJe blogue au gré des flots...
Serai de retour avec la prochaine marée, le 2 novembre.
Bons voyages à vous !
...promis je vous rapporte des épices du souk du Caire !!!
September 15 J'ai pas la télé !"J'ai pas la télé"... petite phrase lancée le plus souvent au cours de discussions avec des "connaissances de deuxième zone" (collègues, voisins, amis d'amis...)...
Petite phrase dont, à la manière Rostand, on peut formaliser les réactions de la façon suivante:
- étonné: "c'est pas vrai ???????"
- condescendant: "ma pauvre !"
- coupable: "t'as raison, je t'admire, y'a que des conneries à la télé, parfois je me demande pourquoi je la regarde"
- autocentré: "mais tu fais comment pour t'informer ?"
- et enfin, dernière catégorie, que j'ai longtemps eu du mal à nommer: "tu t'ennuies pas trop ?"
"J'ai pas la télé"... genre de phrase à définitivement vous exclure d'un groupe...
( pause déjeuner avec les collègues: ça parle de la ferme, des Fortin, du dernier épisode d'Urgences... et moi, subitement emprunte d'une sentiment de vacuité, je compte mes petits pois, maussade...)
"J'ai pas la télé"... genre de phrase à vous décerner le prix du bon mot de la soirée ... et à vous faire finalement douter de votre choix...
(pendant longtemps j'ai cru que Julien Courbet était un élu de la commune où je travaille, et que c'était pour cette raison que les personnes que j'accompagnais me disaient " si ça continue je vais aller voir Julien Courbet, lui au moins, il fait avancer les choses")
"J'ai pas la télé"... genre de phrase qui parfois aussi fait de vous, "dans les soirées mondaines" , un ardente défenseuse de la "Culture" (à mi chemin entre le fossille et le new fashion bobo)... étendand héroïque...
(j'ai pas la télé... mais je regarde Smallville en DVD... et même L world et Queer as Folk version anglaise !!!... et l'idée de lire Le Monde me fatigue parfois !)
"J'ai pas la télé"... mais je la regarde
... Cet été par exemple, escales en hôtels... télé au plafond, comme à l'hopital... hébétée de chaleur, de fatigue et de mer... je regarde, vautrée sur mon lit... des series policières (sympas au demeurant)...je me gratte le menton, perplexe devant "Mon incroyable fiancé", je fais enfin la connaissance de mon élu omnipotent, je me demande pourquoi les présentateurs des émissions de divertissement invitent des gens (parfois intéressants) puisqu'ils ne les laissent pas parler... et comble du comble, je regarde un reporter, aveugle sans doute, parler en images "des quartiers" où je travaille sans les reconnaître du tout (et ouais, moi, je travaille "au milieu de nulle part" ! ... et l'on voudrait que les gens ne soient pas disqualifiés !!! mais passons...).
Certains soirs, en quittant l'écran, je me sentais emplie d'un sentiment de vacuité, bien plus tenace que devant mes petits pois... et alors que mes collègues sont télévisuellement intarrissables... moi, étrangement, je n'avais plus rien à dire à l'ami avec lequel je partageais la chambre, et avec lequel, depuis dix ans je m'évertue à refaire le monde... gavée, repue de plaisirs faciles, de bonheurs à crédits, d'harmonies publicitaires, de colères sans dangers...
... Télé... opium du peuple, maintenant la paix sociale ? télé, "miroir de nos solitudes" ? (Dominique Wolton)
August 30 RETOUR A PARIS( clin d'oeil sémantique à Alscyl)
... Revenir à "La grande ville", passante, observatrice... visages pâles, tendus, blafards... regards fuyants aux pas pressés...
J'avais presque oublié l'inepsie communicationnelle qu'est le métro: c'est mieux que le loft, mais je ne sais pas si l'idée est fantasmatiquement parlant porteuse:
Il m'aura fallu longtemps d'errance pour me refaire à la grande ville, comme si un bout de moi avait investi, pris le poul d'autres rues, d'autres visages, à l'ouest d'ici...
Etrange sensation... de n'être plus tout à fait d'ici... retour de vacances... retour à Paris... instant de répit: pour quelques heures encore, s'autoriser à vivre la vie d'ici sans pesanteur...:
" aout 2001
Le plaisir de l'escale à Paris
Escale, décalée... Agréable impression de ne pas se sentir chez soi... de ne pas éprouver la pesanteur de l'été parisien...
Vagabonder, de rue en rue, flâner.. improviser un pique nique, en terre inconnue... canal de l'ourq...
Déambuler, s'attarder aux vitrines Se dire qu'on pourrait acheter un livre, un disque... ne pas le faire... libre... libérée de toute contrainte.
A la terrasse d'un café, savourer l'eau fraîche, et l'ombre du parasol...
Bonheurs simples
Et puis rentrer chez soi, mille projets en tête, mille plaisirs en tête... douche salvatrice... requiem de Mozart... guitare, peut-être quelque pages, de ce roman retrouvé par hasard, sous une pile de papiers...
19 aout 2001
Revenir à la ville, et à ses excès, à ses "folies", à ses violences, spectateur du monde... la souffrance n'est pas rédemprice... et pourtant nous fabriquons de la souffrance... souffrance promue... et puis... ces vies à l'étalage.
C'est drôle ce soupçon d'arrogance... encore affranchi de la pesanteur de la grande ville... ou plutôt, ce sourire poli, comme pour s'excuser de son teint, un peu trop hâlé, ou des sandales, que l'on ne s'est pas encore résigné à ranger au placard... Pas envie de reprendre l'apparence d'un enfant de la grande ville... pas déjà... On plane sur la ville, on décoche au passant un regard connivent, un sourire de province... On oublie vite les règles de savoir vivre de la grande ville: indifférence, anonymat, neutralité... On s'étonne presque de saluer la vieille dame du 5ème, celle qui ne dit jamais bonjour... on déambule, touriste, dans sa propre ville... Finalement, elle est pas si moche que ça, avec ses ponts, ses rues pavées, et ses grandes dames éclairées... "Notre Dame de dos, couchée près de la Seine", Invalides, Tour Eiffel... et puis tant de secrets intimes, qui se dévoilent sous le vent... les poutres d'un appartement, rue Mouffetard, le chaud d'une lumière, sur la butte aux Cailles, un jardin soupçonné, tout près de la Mosquée... le lière grimpant aux murets de Montmartre.
Grande ville en vacances... aux autobus presque vides, aux cafés polyglottes, aux avenues désertes...
On s'y sent bien, on s'y sent presque chez soi... mais on sait que cela ne va pas durer...
On oublie vite de se laisser séduire, de se laisser émerveiller...
August 29 Lectures du mois d'aoûtAugust 27 vacar(m)e incessant...Vacances... terme issu du latin vacare.
A cette évocation le parisien lambda s'écrie "Que cesse ce vacarme , Que je puisse vaquer, à quai ou sur les vagues aux charmes suspendus de la villégiature !"
Quelques images laissées sur le blog et quelques mots (pour faire plaisir à Alscyl !) pour arrêter les mots sillons glanés au fil des jours... à la Prévert
Un concours de miss plage, et trois séparations...
Pas de voyage en Croatie... mais des escales, (é)chouannes, bretonnes et normandes.
Tiens encore une autre séparation, douloureuse... mon nikon m'a quitté
Une rencontre - retrouvailles avec un reflex-numérique, et quatre langoustines
La finale du karaoké à Luc sur mer, 15°c pour l'eau de Sauveterre...
Une vieillle connaissance croisée à Lion sur mer...
Des entrelacs caennais
Caen, qui se trouve précisément à 130 Km de Laigle... je le sais, j'ai un pote qui vient d'y être muté... il habite Caen... précisément...
Deux pantalons de vareuze, une île de Batz, des corniches et clochers, 2 litres de vodka-pomme !
Des maux croisés, des mots flêchés, l'hotel des voyageurs, et l'hotel beau rivage
Un Puits de solitude, et neuf cents pages pour dire le Huit
Les deux mains de Squiban sur un piano, dans une église, là où finit la terre
1500 photos et seulement quatre qui me plaisent !
Un retour à Paris et déjà l'envie de repartir...
"Que cesse ce vacarme , Que je puisse vaquer, à quai ou sur les vagues aux charmes suspendus de la villégiature !"
... et si pour cette année je cessais de cristalliser sur le vacarme incessant que danse la grande ville.
Cette année, c'est décidé, je vaque au quotidien |
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