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    January 17

    Imagerie des pauvres, ou révélateur social ?

    Je vous propose la lecture de ce texte extrait du Monde diplomatique d'octobre 1995 qui m'interroge sur le place du photographe social...
    N'hésitons pas à en discuter !

     
    Ambiguë, l’imagerie des pauvres...
     

    Massivement, l’« exclusion », les pauvres sont désormais mis en scène à travers les images. Mais ce spectacle sert-il à déranger ou, au contraire, à conforter un certain ordre, à réconforter les « inclus », à leur faire accepter un sort qui n’est souvent pas très enviable ?

       
     
     

    ADOSSÉE contre une porte, assise sur un siège de fortune, elle tient entre ses mains, posé sur ses genoux, un petit panier au fond duquel gisent quelques pièces de monnaie. Quoique reléguée bien bas parmi les humains, elle se tient droite. Son attitude est « digne », sa mise impeccable, ses yeux, dissimulés derrière des verres à fort grossissement, regardent le destin en face, n’implorant rien ni personne. A côté d’elle, une autre femme _ ou une jeune fille, de son visage caché par quelques pages de magazine on ne distingue qu’un oeil _ se loge plus bas encore, confinée à même le sol dans l’encoignure du pas de porte. Un peu d’argent, rassemblé à ses pieds dans une sorte de boîte à sardines, semble avoir été échangé contre des images religieuses. Quel coup du sort a enfoncé ces deux femmes de Madrid en dessous de la ligne de flottaison, les a réduites à observer, pour ainsi dire en contre-plongée, les citoyens « normaux » voguant vers leurs occupations ordinaires ? La photo ne nous le dit pas. L’homme a clairement la tête hors de l’eau. Son visage est hors champ, tout à la fois invisible et aveugle, à l’abri des aléas de la vie. Anonyme en costume sombre et cravate repassée, mains croisées derrière un dos rigide, il passe son chemin, d’un pas si pressé que ses chaussures, qu’on imagine bien cirées, échappent au cadre de l’objectif. Distribuée par l’agence Vu (voir ci-dessus), cette photographie appartient à un lot soumis, lors d’une émission sur l’Europe diffusée par la chaîne de télévision franco-allemande Arte pendant la campagne présidentielle française (mars-mai 1995), au commentaire de chaque candidat (1). Seuls M. Philippe de Villiers et Mme Arlette Laguiller l’avaient retenue. Le premier l’interpréta comme « une sorte d’allégorie de ce qu’est l’Europe aujourd’hui ». Pour la seconde, c’était plus simplement « le symbole de l’Europe des riches d’un côté, des pauvres de l’autre ». Aucun des deux n’avait noté qu’il s’agissait de mendiants, figés dans l’archétype charitable d’une « sortie de messe ». De son côté le photographe, en fixant cette scène, prolonge une iconographie séculaire, disons _ puisque nous sommes en Espagne _ celle du réalisme d’un José de Ribera (1591-1652) ou d’un Murillo (1618-1682), en passant par Madame Boucicaut faisant le bien, cette sculpture pompier qu’on pouvait voir il y a encore vingt ans trôner à Paris dans le square portant le nom du mari de ladite dame, Monsieur Bon Marché. Ces pauvres-là sont acceptables, leur image est depuis le Moyen Age intégrée au paysage. Ils n’inquiètent pas comme le spectacle de cette mendicité nouvelle, « abusive », de jeunes gens « agressifs », « sales », « avec des chiens », qu’en France des maires soucieux d’une bonne gestion municipale se sont efforcés tout au long de l’été d’escamoter à défaut de pouvoir en éradiquer les causes. Depuis ses débuts, la photographie « humaniste » a installé la misère en toile de fond, sinon en fonds de commerce. Atget (1857-1927) dressa le catalogue des petits métiers parisiens voués à disparaître. Avec les opérateurs américains surgirent encore d’autres pauvres, délaissés ou au contraire exploités par la révolution industrielle. Jacob Riis, immigrant danois débarqué à New York en 1870, devint reporter photographe pour révéler aux habitants du centre-ville la noirceur des bas-fonds de Manhattan (2). Lewis W. Hine dénonça la condition d’enfants et d’immigrés filtrés par les fonctionnaires d’Ellis Island. Dorothea Lange et la douzaine de reporters mandatés par la Farm Security Administration rapportèrent entre 1935 et 1942, sous la houlette du sociologue Roy Stryker, 270 000 clichés montrant crûment les ravages de la crise économique aux États-Unis. Les portraits de marginaux plus ou moins monstrueux exécutés par Diane Arbus ébranlèrent certitudes populaires, conformisme national et confiance dans la norme. Eugene Smith, opérant pour le magazine Life, puis pour l’agence Magnum, consacra l’aura d’une photographie militante, concernée (3). P assionnément réformateur, animé des meilleures intentions, le photographe « social » somme le monde moderne de se reprendre. Déclencheur de mauvaise conscience, amplifiant la visibilité des scandales du « progrès », il veut rendre service, ébranler l’assise d’un spectateur nécessairement bourgeois, comme est forcément honnête le commerçant incommodé par la proximité physique d’un mendiant « agressif ». Ce faisant, il épouse par la grâce des bons sentiments le point de vue dominant de la société, en adopte in fine les valeurs fondatrices, que ses clichés prétendent pourtant torpiller. Car, pour émouvoir son destinataire et mouvoir le « décideur » qui y sommeille, il lui faut partager avec eux une même foi dans l’avenir de l’ordre social. Tout au plus leur signale-t-il, au nom du « progrès », des incrongruités qu’une syntaxe, un langage en définitive communs iront ranger dans ce capharnaüm qu’on appelle aujourd’hui l’« exclusion ». S’y mêlent et s’y perdent toutes sortes de « pauvres » qui n’ont rien de commun, pauvres sans toit ni revenu, pauvres salariés, pauvres d’esprit, non-salariés payés au lance-pierre, clochards classiques et « nouveaux pauvres », « accros » de la rue, marginaux volontaires comme involontaires, familles trop nombreuses et pauvres sans famille. Grâce aux habits neufs de l’« exclusion », tous bénéficient d’un regain de photogénie mais s’abîment du même coup dans la confusion, l’indifférence du regard, l’indifférenciation de la pensée. Établir le scandale de l’« exclusion », en accréditer l’idée et le mot (4), revient, pour louable qu’en soit l’intention initiale, non seulement à recouvrir (donc à masquer) une infinité de cas dissemblables, dont l’examen particulier se révèle explosif (5), mais à conforter son contemplateur dans sa position symétrique d’« inclus », dans sa certitude inverse d’appartenir à un ensemble social, somme toute amène, hormis la menace d’un châtiment économique. Ainsi, pour convoyer son message, pour nous toucher, la scène des mendiantes madrilènes s’organise selon une grammaire immuable. De même que la petite fille affamée d’Ayod ne serait rien sans le vautour qui la guette (6), la condition « déplorable » de ces deux femmes puise contraste et relief dans l’anonymat, l’indifférence du passant. Lui, ce passant cossu sans traits ni trace d’humanité, c’est évidemment chacun de nous, sujet principal d’une image apparemment penchée sur l’« exclusion », tandis qu’elle n’est, en vérité soucieuse que de la morale, et surtout du moral, des « inclus ». De ce passant madrilène rendu antipathique par le talent sympathiquement manichéen d’un photographe, que savons-nous ? Qu’il a certes la chance de n’avoir pas à mendier, dispose encore du luxe de poursuivre sa route. Son contrat de travail en poche (un privilège, à ce qu’il paraît), peut-être se rendra-t-il demain lundi à son bureau ou à son atelier, mais l’estomac lesté d’angoisse, chaviré d’avance par la perspective d’humiliations consenties en échange d’une indispensable fiche de paye. Peut-être est-il, lui aussi, un « pauvre », qui le soir venu regagnera son foyer, y ôtera ce qui n’était que son costume du dimanche, y retrouvera l’amour de sa femme et de ses enfants, jouira enfin de sa vie « privée », mais privée du même coup de la résonance publique de sa parole, de son mot à dire que d’autres, maîtres de toutes les tribunes, énonceront à sa place dans des termes qu’il récusera confusément, inaudiblement. De là, malgré son « inclusion » économique, ce sentiment d’éloignement du corps social, de tristesse indéfinissable. Et d’où ce renversement : en négatif de cette imagerie, c’est moins le chômage que le travail tel qu’il pèse, et, plus que l’« exclusion », l’astreinte à l’inclusion, ce onzième commandement, qui se liraient comme problématiques inédites de nos vies modernes. Il ne s’agit pas, bien entendu, de prétendre qu’est enviable le sort, en France, de trois millions de chômeurs, dont presque un tiers de longue durée, de près d’un million de RMistes, d’au moins la moitié de sans-abri et de beaucoup plus de mal-logés, auxquels s’ajoute une population indécelable par la statistique. Mais de suggérer que, en englobant une diversité d’individus sous le terme générique d’« exclusion », on veut finalement n’en rien savoir, ignorer par exemple qu’en province et au-delà, certains RMistes s’intègrent mieux à leur voisinage campagnard que bien des citadins actifs à leur environnement urbain (7). On perpétue de la sorte l’idéologie du travail rédempteur, quitte à retarder la vision et, pourquoi pas, l’avènement d’une société dont le travail, contre toute attente bien-pensante, ne serait plus la clé unique (lire l’article de Bernard Cassen, page 7). L’ « exclusion », la mise en scène désagréable de sa prononciation comme de son spectacle, est, à proportion du dérangement qu’elle occasionne et du dérèglement qu’elle signale, finalement réconfortante pour celui qui y échappe. Le destinataire de l’imagerie des « exclus » s’abstrait de la scène, s’enrôle de facto dans le bataillon rassurant des « inclus », membre a contrario honorable d’un ordre, de ses déclinaisons associatives et institutionnelles, dont le romancier américain Kurt Vonnegut Jr fit éclater l’absurdité par le néologisme génial de « gogotruche » (8). La fiction d’une société, alors qu’on en admet et promeut par ailleurs la fascinante complexité, où l’ultime scansion se réciterait dans la catéchèse de l’« exclusion », de la division martelée entre chômeurs et « inclus » n’est-elle pas en effet dérisoire, dépourvue de finesse d’observation comme d’ambition visionnaire ? « Est-ce la nécessité qui pousse l’homme à travailler ? », demandait cette année l’examinateur aux candidats à l’épreuve de philosophie du baccalauréat (académies de Dijon et de Besançon). Certains développements ne plairont guère à l’économiste, à l’homme politique ou à l’entrepreneur, qui se satisfaisaient mieux d’une image certes humainement un peu choquante mais tactiquement utile.

     
     

    Par Edgar Roskis
    Journaliste. Maître de conférences associé au départeme nt d’information-communication de l’université Paris-X (Nanterre).

     

     

    (1) Hormis M. Jacques Chirac. « Paroles de citoyens », une coproduction Point du Jour-La Sept-Arte, réalisée par Philippe Ronce.

    (2) Jacob A. Riis (1849-1914) fut journaliste au Tribune, attaché au commissariat de Mulberry Street. Il s’adonna à la photographie pour convaincre les lecteurs incrédules de la véracité de ses articles. How the Other Half Lives (« Comment vit l’autre moitié ») est son oeuvre la plus connue.

    (3) La notion de concerned photographer, dont la traduction la plus proche serait « photographe impliqué », s’oppose à l’idée d’un simple témoin, froid et « désengagé ». Elle est effectivement consacrée par l’oeuvre d’Eugene W. Smith, dont une fondation, distributrice de bourses, porte aujourd’hui le nom.

    (4) C’est M. René Lenoir, inspecteur général des finances et ancien directeur de l’École nationale d’administration (ENA), qui attira dès 1974, alors qu’il était secrétaire d’État à l’action sociale sous la présidence de M. Giscard d’Estaing, l’attention sur les exclus. De là date la bonne fortune de l’« exclusion » comme outil officiel de perception de la « fracture sociale ».

    (5) Ainsi La Misère du monde, série d’enquêtes menées sous la direction de Pierre Bourdieu (Le Seuil, Paris, 1993).

    (6) Voir Edgar Roskis, « Images et vautours », Le Monde diplomatique, août 1994.

    (7) D’où la perplexité où laisse l’ambition de M. Eric Raoult, ministre de l’intégration et de la lutte contre l’exclusion, avant M. Alain Madelin, ministre de l’économie démissionnaire, d’assujettir l’attribution du RMI à l’exercice d’on ne sait quel devoir, d’une activité qui n’existe plus ou pas encore, figeant ainsi son actuel bénéficiaire dans la situation désespérante d’une double contrainte. Dans la culture du ministre, l’attribution d’un revenu que ne compense aucun travail serait le principal facteur d’« explosion sociale ». Qui veut s’asseoir sur la bombe que déclencherait sa suppression ?

    (8) Kurt Vonnegut Jr, Le Breakfast du champion, coll. « Fiction & Cie », Le Seuil, Paris, 1974. * Journaliste. Enseigne les mécanismes du photojournalisme à l’université Paris-X (Nanterre) et à l’université Paris-XIII (Villetaneuse).






    January 14

    ... Reminiscences...

    La "réserve citoyenne de la police nationale"... ça vous dit quelque chose ?
     
    ... Et ça vous fait quoi ?
    November 29

    SANS COMMENTAIRE

    "Le Vatican claque la porte aux prêtre gays" titre Libération.fr ... Et Tony Anatrella,  prêtre, et psychanalyste français (spécialiste de psychiatrie sociale, et enseignant en psychologie clinique) ajoute, dans l'Osservatore Romano (organe du Vatican) que l'homosexualité est «Un risque pour la société»:

     

    "L'homosexualité ne représente pas une valeur sociale et encore moins une valeur morale qui pourrait s'ajouter à la civilisation de la sexualité". Il définit l'homosexualité «comme un inachèvement et une immaturité foncière de la sexualité humaine" ."Elle pourrait même être perçue comme une réalité déstabilisante pour les personnes et pour la société», ajoute-t-il. «En aucun cas, cette forme de sexualité ne constitue une alternative sexuelle et encore moins une réalité équivalente à celle qui est partagée par un homme et une femme engagés dans la vie matrimoniale», écrit encore Anatrella.

    ... Sans commentaire...
    November 23

    FAUSSES RESOLUTIONS

    J'avais décidé de me taire un peu... de calmer ma colère pour laisser la place sur ce blog à des choses plus légères...
     
    "Fausses résolutions"...
     
    Piégé par les Yes-men, groupe altermondialiste, dans le cadre d'une émission de Karl Zéro, Patrick BALKANY, maire UMP de Levallois-Perret (92) s'est exprimé de la façon suivante au sujet de la pauvreté et de la misère en France:
    "Ce que vous appelez les pauvres, je suis désolé de vous le dire, c'est des gens qui gagnent un peu moins d'argent. Mais comme ils gagnent moins d'argent, ils ont les même logements que les autres, sauf que eux les payent moins cher. Et ils vivent très bien. Nous n'avons pas de misère en France. Il n'y a pas ce que vous appelez les pauvres.
    Bien sûr, il y a bien quelques sans domicile fixe qui eux ont choisi de vivre en marge de la société. Et même ceux-là, croyez moi, on s'en occupe: il y a des foyers d'accueil parce que en hiver en France aussi, il fait froid et il n'est pas question de laisser dehors les gens qui sont dans la misère donc nous leur donnons des asiles (…) on leur donne tout ce dont ils ont besoin. Mais ce sont des gens relativement rares qui ont décidé une bonne fois pour toute qu'ils étaient en marge de la société, qu'ils ne voulaient pas travailler ou qu'ils avaient été rejetés par la société."
    Pour voir la vidéo (quicktime), cliquez ici 
     
    Je rappelle au passage que le Rapport 2005 sur l'état du mal logement (Fondation Abbé Pierre, sources INSEE) fait état de:
    - 86 500 SDF
    - 809 000 personnes privées de logement personnel
    - 2 187 000 vivant dasn des conditions de logement très difficiles

    - soit un total de 3 082 500 personnes mal-logées

    86 500 idéalistes ayant choisi de vivre en marge de la société ? Laissez-moi rire...

     

    Rappelons également que le seuil de pauvreté était fixé en 2001 à 602 euros (sources: Observatoire des Inégalités)
    - 1 215 300 personnes étaient bénéficiaires du RMI en 2004  (417,88 euros pour une personne seule)
    - au total, 12,4 % de la population vivait, en 2001 avec un revenu inférieur à 602 euros par personne. 
     
    Rappellons en outre que tous les minima sociaux en France (RMI,AAH, API, FSI, FSV,etc..) sont inférieurs au seuil de pauvreté
    Rappelons enfin ce mot de François Mitterrand au moment de la mise en place du RMI (1988):

    « L’important est qu’un moyen de vivre, ou plutôt de survivre, soit garanti à ceux qui n’ont rien, qui ne peuvent rien, qui ne sont rien. C’est la condition de leur réinsertion sociale»

     

    ... J'allais presque oublier...  "il y a bien quelques sans domicile fixe qui eux ont choisi de vivre en marge de la société. Et même ceux-là, croyez moi, on s'en occupe: il y a des foyers d'accueil (...) on leur donne tout ce dont ils ont besoin."

    Durant 1 ans 1/2, j'ai travaillé à la celulle téléphonique du Samu Social (115), loin de dénigrer le traval fait par ce service... je ne peux que constater que 20 à 30 fois par nuit je m'entendais dire: "Désolée Monsieur, ce soir, vous dormirez dehors, il n'y a plus de place"... Il fallait attendre qu'il fasse -2°c (car dormir dehors devient inacceptable à partir du moment où l'on monte le chauffage chez soi ???) pour que le Préfet déclenche le Plan Grand Froid permettant l'accessibilité à des lieux d'hébergements habituellement fermés...

     

    ...Fausses résolutions ?...

     

     

     
    Pendant ce temps, Monsieur SARKOZY, président de l'UMP dévoilait les axes principaux du programme présidentiel de son parti pour 2007:
    "La première cause du chômage, de la désespérance, de la violence dans les banlieues, ce n'est pas la crise économique, ce ne sont pas les discriminations, ce n'est pas l'échec de l'école. La première cause du désespoir dans les quartiers, c'est le trafic de drogue, la loi des bandes, la dictature de la peur et la démission de la République.
     (...)
    La crise que nous connaissons, c'est la tentative de ceux qui sont gênés par notre action de nous faire reculer. C'est une heure de vérité. Celle où la loi des bandes rencontre la loi de la République. Elle était inévitable. Je savais que nous aurions à l'affronter.
    (...)
    Moi je propose qu'on essaie le plein-emploi. Le plein-emploi, c'est de comprendre que c'est en travaillant davantage que l'on créera de la croissance et de l'emploi. Car le travail des uns crée le travail des autres. Il faut lever tous les obstacles à l'emploi des seniors ; il faut permettre à ceux qui veulent travailler plus de le faire, y compris dans la fonction publique
    (...) 
    La deuxième priorité, c'est la reconnaissance du mérite. Il faut arrêter, dans notre pays, de rémunérer de la même manière ceux qui travaillent et ceux qui vivent de l'assistance. Je ne dis pas que ceux qui vivent des minima sociaux ou qui sont au chômage ne sont pas en situation de nécessité. Mais on ne peut pas être le seul pays en Europe qui a l'un des régimes sociaux le plus favorable et aucun devoir qui pèse sur ses bénéficiaires. Je demande à ce que tout bénéficiaire d'un minimum social exerce en contrepartie une activité, adaptée bien sûr à ses difficultés."
    Pour lire l'intégralité de l'intervention, cliquez ici
     
    ... Parce que vous croyez vous que si les bénéficiaires d'un minimum social pouvaient sans problème travailler... ils ne le feraient pas ???
    Lors de son passage dans la commune où je travaille, une personne, bénéficiaire de l'AAH a glissé en juin dernier un courrier dans la poche du ministre mettant en valeur ses compétences professionnelles, sa nécessite de trouver un emploi pour subvenir aux besoins de sa famille, et ses soucis de santé... quelques semaines plus tard, il a reçu un courrier du ministre... lui proposant de solliciter la COTOREP (organisme qui délivre l'accès à l'AAH, et peine à accompagner les gens vers le reclassement professionnel), que monsieur avait bien évidemment déjà sollicité.
     
    ...Et qu'on ne me parle pas de mérite... les personnes que j'accompagne sont admirables de courage et de dignité.
     
    ... Parce que vous croyez réellement que dans un Etat de droit, la première cause de misère, c'est la mafia ?
     
    J'ai parfois le sentiment qu'on se fout de ma gueule...
     
     
    ... Fausses résolutions...